Date : dernier samedi d’août

Une journée internationale née en Suisse
La Journée mondiale pour la fin du spécisme est célébrée chaque année le dernier samedi du mois d’août. En 2026, elle aura lieu le 29 août et marquera sa douzième édition. La première journée a été organisée le 29 août 2015 à l’initiative de PEA – Pour l’Égalité Animale, une association suisse qui continue de coordonner la mobilisation internationale et de fournir des supports aux collectifs participants.
Cette journée a pour objectif de dénoncer le spécisme, c’est-à-dire le fait d’accorder une considération morale différente à des êtres sensibles en fonction de leur espèce. Ses organisateurs demandent notamment que les intérêts des animaux soient davantage pris en compte dans l’alimentation, la recherche scientifique, la pêche, les loisirs et les différentes activités économiques.
Malgré son appellation, la Journée mondiale pour la fin du spécisme n’est pas une journée officielle de l’ONU. Elle ne résulte pas davantage d’une décision gouvernementale : il s’agit d’une campagne associative internationale. Des événements ont néanmoins été organisés dans de nombreux pays, notamment en France, en Suisse, en Belgique, au Canada, aux États-Unis, en Inde, en Allemagne, en Espagne et au Brésil.
Elle ne doit pas être confondue avec la Journée mondiale contre le spécisme, parfois annoncée le 5 juin, ni avec la Journée mondiale pour la fin de la pêche, organisée en mars.

La condition animale au cœur d’un débat de société
Le concept de spécisme questionne les différences de traitement entre les espèces. Certaines bénéficient d’une importante protection sociale et juridique, tandis que d’autres sont élevées, utilisées ou tuées pour produire de la nourriture, des vêtements, des divertissements ou des données scientifiques. Pour les mouvements antispécistes, la capacité à ressentir la douleur, le plaisir ou la peur devrait constituer un critère moral plus pertinent que l’appartenance à une espèce.
Le débat dépasse aujourd’hui les seuls cercles militants. En France, le Code civil reconnaît depuis 2015 les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité, tout en précisant qu’ils restent soumis au régime des biens. L’Union européenne reconnaît également leur sensibilité et impose la prise en compte de leur bien-être dans plusieurs politiques. Ces évolutions demeurent cependant éloignées des revendications antispécistes, qui visent une transformation beaucoup plus profonde du statut des animaux.
Le sujet reste particulièrement actuel. La production mondiale de viande a atteint environ 374 millions de tonnes en 2024, selon la FAO. Parallèlement, les alternatives végétales, la viande cultivée, les méthodes de recherche sans animaux et les politiques de protection de la faune continuent de progresser.
L’avenir du mouvement dépendra donc autant des changements individuels que des innovations scientifiques, des choix économiques et des décisions politiques. La journée cherche précisément à ouvrir une discussion collective sur ces transformations.
Comment célébrer la Journée mondiale pour la fin du spécisme ?
Cette journée peut d’abord être l’occasion de comprendre ce qu’est réellement le spécisme et d’examiner la place accordée aux différentes espèces dans notre société. Lire un ouvrage consacré à l’éthique animale, regarder un documentaire ou assister à une conférence permet de découvrir les arguments parfois complexes qui structurent ce débat.
Les associations proposent généralement des marches, des rassemblements, des conférences, des projections, des stands d’information et des actions symboliques. Il est possible de participer à un événement local ou d’en organiser un dans le respect de la législation et des personnes rencontrées. Un débat dans une école, une université, une médiathèque ou un lieu culturel peut également favoriser un échange plus nuancé.
La célébration peut aussi passer par des gestes concrets. Tester un repas végétal, choisir des produits non testés sur les animaux, soutenir un refuge ou une organisation de défense animale sont différentes manières d’agir. Il est également possible d’interroger certaines activités de loisirs impliquant des animaux et de privilégier l’observation respectueuse de la faune.
Enfin, partager des informations vérifiées aide à éviter les images trompeuses, les statistiques imprécises et les oppositions caricaturales. L’objectif de cette journée n’est pas seulement de provoquer une réaction émotionnelle, mais aussi d’encourager une réflexion documentée sur les conséquences de nos choix pour les autres êtres sensibles.

Questions fréquentes
Réponses aux questions les plus courantes sur cette journée associative internationale.
Quand a lieu la Journée mondiale pour la fin du spécisme ?
Elle est organisée le dernier samedi du mois d’août. En 2026, elle aura lieu le 29 août.
Quand cette journée a-t-elle été créée ?
La première Journée mondiale pour la fin du spécisme a été organisée le 29 août 2015.
Qui a créé la Journée mondiale pour la fin du spécisme ?
Elle a été créée par PEA – Pour l’Égalité Animale, une association suisse engagée dans la défense des intérêts des animaux.
Est-ce une journée officielle de l’ONU ?
Non. Cette journée n’est pas reconnue par l’Organisation des Nations unies. Il s’agit d’une initiative associative internationale.
Qu’est-ce que le spécisme ?
Le spécisme désigne une discrimination fondée sur l’espèce, conduisant à moins considérer les intérêts de certains animaux parce qu’ils n’appartiennent pas à l’espèce humaine ou à une espèce socialement protégée.
Quelles sont les principales revendications de cette journée ?
Les organisateurs demandent notamment une meilleure reconnaissance des intérêts des animaux, la remise en cause de leur statut de propriété et la fin de différentes formes d’exploitation animale.
Dans quels pays cette journée est-elle célébrée ?
Des actions ont lieu dans de nombreux pays d’Europe, d’Amérique, d’Asie, d’Afrique et d’Océanie. La participation varie selon les années et dépend des associations locales.
Faut-il être végane pour participer à cette journée ?
Non. Toute personne souhaitant s’informer, débattre ou faire évoluer ses habitudes peut participer, indépendamment de son régime alimentaire actuel.
Comment agir concrètement contre le spécisme ?
Il est possible de mieux s’informer, de réduire sa consommation de produits animaux, de soutenir des associations, de choisir des produits non testés sur les animaux et de favoriser des loisirs respectueux de la faune.
Retrouvez d'autres dates parmi les événements d'août et de la thématique animaux.
