Date : 26 juin

Conférence internationale sur la prévention de l'abus de drogues et la santé publique

Date et ancienneté

La Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues est célébrée chaque année le 26 juin. Elle a été créée par la résolution A/RES/42/112 de l'Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 7 décembre 1987, afin de renforcer l'action et la coopération aux échelons national, régional et international.

Depuis plus de trente-cinq ans, cette date rassemble gouvernements, organisations internationales, professionnels de santé, associations et citoyens autour d'un même objectif : réduire la demande de drogues, prévenir les addictions, soigner les personnes concernées et combattre les réseaux criminels qui prospèrent sur le trafic.

Chaque édition est marquée par un thème annuel défini par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les campagnes récentes mettent notamment l'accent sur l'investissement dans la prévention : justice, éducation, soins de santé et moyens de subsistance alternatifs pour construire une résilience durable face aux drogues.

Qu'est-ce que cette journée commémore ?

Cette journée ne célèbre rien : elle sensibilise et mobilise. Elle rappelle que l'abus de drogues est un problème de santé publique, social et sécuritaire qui touche tous les continents, toutes les classes d'âge et de nombreux milieux sociaux.

Elle met en lumière deux volets complémentaires :

  • L'abus et la dépendance : toxicomanie, polyconsommation, overdoses, troubles mentaux associés, exclusion sociale et morts prématurées évitables.

  • Le trafic illicite : criminalité organisée, blanchiment d'argent, corruption, violence, déstabilisation de certaines régions et atteintes aux droits humains.

L'ONUDC coordonne les messages internationaux et publie chaque année, le 26 juin, le Rapport mondial sur les drogues (World Drug Report), document de référence qui dresse un état des lieux chiffré de la production, de la consommation et des marchés illicites.

Pourquoi cette journée est-elle importante ?

Les drogues illicites et la dépendance ont des conséquences massives sur les individus, les familles et les sociétés. La Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues répond à plusieurs enjeux essentiels :

  • Prévenir l'initiation à la consommation, en particulier chez les jeunes, par l'éducation et la parentalité.

  • Faciliter l'accès aux soins et aux programmes de réduction des risques pour les personnes dépendantes.

  • Lutter contre la stigmatisation qui empêche de nombreuses victimes de demander de l'aide.

  • Renforcer la coopération policière et judiciaire internationale contre les cartels et les filières de trafic.

  • Soutenir les pays producteurs dans le développement d'économies légales alternatives.

  • Informer sur les dangers sanitaires : surdoses, infections, psychoses, conduites à risque et drogues de synthèse de plus en plus puissantes.

  • Rappeler le cadre juridique international des conventions de l'ONU sur le contrôle des drogues.

Contrairement à une vision uniquement répressive, l'approche contemporaine prônée par l'ONU insiste sur une stratégie intégrée et équilibrée : prévention, traitement, réinsertion et répression ciblée du crime organisé.

Professionnel de santé accompagnant une personne en démarche de prévention des addictions

L'abus de drogues et le trafic, un défi mondial

Selon les estimations de l'ONUDC, des centaines de millions de personnes ont consommé des drogues au cours des dernières années, et les marchés illicites génèrent des flux financiers considérables au profit de réseaux criminels. La consommation de cannabis, de cocaïne, d'opioïdes, d'amphétamines et de nouvelles substances psychoactives évolue selon les régions, les modes de vie et l'offre disponible sur les marchés locaux.

En Europe, en Amérique, en Asie, en Afrique et en Océanie, les politiques publiques varient, mais les défis restent communs : prévenir les overdoses (notamment liées aux opioïdes et aux mélanges de substances), lutter contre le trafic en ligne, former les professionnels de santé et adapter les réponses aux usages problématiques.

En France, la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) coordonne la politique nationale. Les CSAPA (centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie), les CAARUD et les lignes d'écoute comme Drogues Info Service (0 800 23 13 13) offrent une prise en charge et des informations gratuites.

Le trafic de drogues alimente par ailleurs d'autres formes de criminalité : blanchiment, traite d'êtres humains, corruption d'agents publics et violence dans certains quartiers ou territoires frontaliers. C'est pourquoi la journée du 26 juin concerne autant la santé que la sécurité et les droits humains.

Des journées similaires à connaître

La Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues s'inscrit dans un calendrier plus large de prévention et de santé publique :

Retrouvez d'autres dates dans notre rubrique journées mondiales santé ou parmi les événements de juin.

Comment participer à la Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues ?

  • Diffuser des messages de prévention fondés sur des sources officielles (ONU, OMS, autorités nationales).

  • Organiser ou rejoindre un débat dans un établissement scolaire, une association ou un lieu de santé.

  • Consulter le Rapport mondial sur les drogues publié chaque 26 juin par l'ONUDC.

  • Soutenir les structures d'addictologie et les associations d'aide aux familles.

  • Encourager la demande d'aide sans jugement auprès des personnes en difficulté.

  • Former les jeunes au refus et à la gestion des pressions sociales autour de la consommation.

  • Contacter une ligne d'écoute en cas de question ou d'urgence (en France : Drogues Info Service au 0 800 23 13 13).

Atelier de prévention et de sensibilisation aux addictions auprès de jeunes

Ce qu'il faut retenir

La Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues, célébrée chaque 26 juin, est une journée officielle des Nations Unies depuis 1987. Elle rappelle que la lutte contre les drogues ne se limite ni à la répression ni au silence : elle exige prévention, soins, solidarité et coopération internationale.

Derrière les statistiques se trouvent des vies brisées, mais aussi des parcours de guérison possibles lorsque la société investit dans l'éducation, la santé et l'accompagnement. Informer, prévenir et orienter vers l'aide : voilà déjà agir concrètement, bien au-delà du 26 juin.

Questions fréquentes sur la Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues

Réponses aux questions les plus courantes sur la date, l'ONU et la prévention des addictions.

Quelle est la date de la Journée mondiale contre l'abus et le trafic de drogues ?

Elle est célébrée chaque année le 26 juin, conformément à la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies adoptée en 1987.

Qui a créé cette journée ?

Elle a été instituée par l'Assemblée générale des Nations Unies pour renforcer l'action internationale contre l'abus des drogues et le trafic illicite. L'ONUDC en coordonne la campagne annuelle.

Qu'est-ce que l'ONUDC ?

L'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC / UNODC) est l'entité de l'ONU chargée de la lutte contre les drogues illicites, la criminalité transnationale et le terrorisme. Il publie le Rapport mondial sur les drogues chaque 26 juin.

Cette journée vise-t-elle uniquement la répression ?

Non. L'approche actuelle de l'ONU met l'accent sur une stratégie équilibrée : prévention, traitement des addictions, réinsertion sociale et action contre le crime organisé.

Où trouver de l'aide en cas d'addiction ?

En France, vous pouvez contacter Drogues Info Service au 0 800 23 13 13 (appel gratuit) ou vous rapprocher d'un CSAPA ou d'un professionnel de santé. À l'international, consultez les services publics de santé ou les associations locales d'addictologie.

Quel est le lien avec le Rapport mondial sur les drogues ?

Chaque 26 juin, l'ONUDC publie le World Drug Report, qui présente des données mondiales sur la production, la consommation et les marchés illicites de drogues, au service des décideurs et du grand public.